LES BASES CONCEPTUELLES DU P.O.C.

           1) Un outil conçu sur le développement des compétences

S’inspirant de la psychologie développementale, nous observons que la personne tend à s’adapter et s’actualiser dans son environnement en mobilisant ses énergies dans les fonctions générales du cerveau humain selon le modèle TRIMA1.

            2) L’identité : l’assise du choix d’orientation

Sans exclure les différents facteurs influençant la structuration des éléments identitaires telles les influences culturelles, nous avons préconisé les principaux facteurs consensuels auprès de la communauté scientifique associés aux choix d’orientation. Tout d’abord, selon Holland et Super, « la personne se projette dans l’expression de son choix : c’est l’identité professionnelle. Ce choix reflète ses motivations, ses valeurs, ses connaissances, ses traits de personnalité, ses intérêts et ses aptitudes ». De plus, Hackett et Lent corroborent cette affirmation : « c’est à partir de ces variables (aptitudes, intérêts, valeurs, préférences) que l’on définit l’identité ».

3) Le P.O.C. : un instrument d’autoévaluation

En élaborant cet outil, nous voulons fournir aux conseillers d’orientation un portrait d’ensemble systémique lui permettant de dégager les schèmes mentaux prédominants relatifs à leur identité professionnelle.  Cet outil repose sur les avis de plusieurs auteurs. Peterson (1991)2 stipule : « dans les choix d’orientation, l’appariement se fait entre les images de soi et l’image des filières de formation et les professions. Donc, il traite les représentations subjectives de soi et du milieu et non de leurs propriétés objectives ». Même Super mentionne que « les concepts de soi se constituent de la perception subjective du sujet lui-même par opposition à la perception objective de soi (l’identité professionnelle) telle que vue par les tests et les conseillers ». Enfin, selon Schlossberg (1995), « l’autoévaluation ne se réduit pas à un effort introspectif pour se décrire, elle doit aussi déboucher sur une analyse de ses expériences permettant de clarifier ses formes identitaires. Pour être crédible, efficace et fiable, cette autoévaluation doit être assistée par un professionnel dûment qualifié ». N’est-ce pas le défi, sinon la tâche primordiale des conseillers d’orientation ?

Enfin, le P.O.C. préconise les facteurs internes de leurs décisions plutôt qu’aux facteurs soumis aux influences externes de l’environnement : les facteurs internes étant ceux dont la personne en assume pleinement « le lieu de contrôle » tel que préconisé par Vigneault et St-Louis.

 

1ARSENAULT L.  (1997), Dictionnaire des compétences TRIMA, Montréal, Édition Arsenault Formation-Carrière.

2PETERSON G.W., SAMPSON J.P.Jr., REARDON R.C. (1991).  Career Development and Services :  a Cognitive Approach,  Pacific Grove, CA., Brooks-Cole.